Une parution dans l'édition no. 177 du quotidien Le Devoir sur les conséquences désastreuses de Fukushima attise aujourd'hui mon mépris de l'énergie non renouvelable qu'est le nucléaire, et de l'indifférence dont font preuve les autorités envers leurs concitoyens. Il y est relaté que ''300 tonnes d'eau radioactive se déversent chaque jour dans le Pacifique''. La compagnie d'électricité Tepco à Tokyo est le gestionnaire de la centrale nucléaire qui, le 11 mars 2011, engendra toute une série de catastrophes. Celles-ci, comme vous le savez probablement déjà, ont été causées principalement par un séisme qui entraîna un arrêt automatique des réacteurs en service, puis la perte de l'alimentation électrique. À la suite du tsunami, des groupes électrogènes de secours sont tombés en panne, des débris ont obstrué des prises d'eau, etc. Ajoutées à plusieurs erreurs humaines, toutes ces fautes ont causées l'arrêt des systèmes de refroidissement de secours des réacteurs nucléaires, ce qui provoqua des fusions partielles des coeurs des réacteurs nucléaires puis d'important rejets radioactifs. Dans les premières semaines suivant le drame, 11 000 tonnes d'eau radioactive se sont écoulées directement dans les sous-sol de la centrale pour ensuite se mêler à la nappe phréatique ainsi qu'aux rivières passant sous la centrale pour finalement se déverser dans le Pacifique. Cette brèche n'a toujours pas été fermée à ce jour, avec ses 300 tonnes d'eau contaminées rejetées chaque jour dans l'océan Pacifique.

Des problématiques nombreuses sur la sécurité entourent cette énergie malsaine, plus particulièrement lorsque les centrales commencent à prendre de l'âge, car elles émettent de plus en plus de radiations, ce qui augmente grandement les risques de cancer chez les travailleurs, leurs enfants, ainsi que toutes les personnes vivant dans les environs. Économiquement, l'énergie nucléaire n'est pas profitable du tout. Premièrement l'uranium utilisé qui n'est pas si cher pour l'instant, requiert une exploitation très complexe et la sécurité nécessaire à son utilisation augmentent considérablement le prix de cette énergie. Aussi, l'utilisation de plus en plus importante de l'uranium fait augmenter le prix de ce minerai qui n'existe qu'en quantité limité. Sans oublier les mesures de sécurité nécessaires dans une centrale tel que les parois en plomb qui posent des coûts très élevés. Aussi, la durée de construction d'une centrale est d'environ 10 ans, tandis que sa durée de fonctionnement est d'à peine 30 à 40 ans, et nécessite un coût énergétique et une grande quantité d'acier et de ciment. Et bien sur, afin de refroidir le réacteur la centrale à besoin de la présence d'une rivière ou d'un fleuve à proximité, l'eau qui en ressort est réchauffée, ce qui détruit la faune. Tout ces inconvénients à court et à long termes sont-ils un risque à prendre pour obtenir de l'électricité ? Au Québec, nous avons misé sur une énergie renouvelable et très écologique qui de plus est nationalisée, l'hydroélectricité. Hydro-Québec qui est le plus grand producteur d'hydroélectricité au monde, produit 98% de son énergie à partir de l'eau, une source d'énergie propre, renouvelable et fiable. Nous avons la chance d'avoir recours à cette source d'énergie car elle tire partit du vaste potentiel hydraulique du Québec. Il ne faut pas mettre de côté le fait que la seule centrale nucléaire du Québec, Gentilly-2 située à Bécancour, appartient à Hydro-Québec, mais cette dernière est en fermeture définitive depuis le 28 décembre 2012. En matière d'énergie, nous sommes un exemple à suivre. Lorsque nous prenons conscience de tout les inconvénients financiers et environnementales que crée l'énergie nucléaire, et avec toutes les catastrophes d'envergure tel que Tchernobyl et Fukushima, il est urgent que les autorités revoient leurs priorités.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire