Ce matin dans le quotidien Le Soleil, on apprends que l'Office des transports du Canada (OTC) suspends le certificat d'aptitude de la Montreal, Main and Atlantic Railway (MMA) suite aux événements du mois dernier. Cela veux dire que la compagnie ne pourra plus opérer ses trains en territoire canadien. Il était temps... Entre temps, la compagnie s'est mise sur les lois de la protection de la faillite, disant ne pas posséder les fonds nécessaires pour payer le nettoyage et la reconstruction du village.
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mercredi 14 août 2013
Négligence criminelle à Lac-Mégantic (suite), par Tristan Tremblay
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mardi 13 août 2013
Fukushima, ou les dangers flagrants de l'énergie nucléaire, par Colombe Claveau
Une parution dans l'édition no. 177 du quotidien Le Devoir sur les conséquences désastreuses de Fukushima attise aujourd'hui mon mépris de l'énergie non renouvelable qu'est le nucléaire, et de l'indifférence dont font preuve les autorités envers leurs concitoyens. Il y est relaté que ''300 tonnes d'eau radioactive se déversent chaque jour dans le Pacifique''. La compagnie d'électricité Tepco à Tokyo est le gestionnaire de la centrale nucléaire qui, le 11 mars 2011, engendra toute une série de catastrophes. Celles-ci, comme vous le savez probablement déjà, ont été causées principalement par un séisme qui entraîna un arrêt automatique des réacteurs en service, puis la perte de l'alimentation électrique. À la suite du tsunami, des groupes électrogènes de secours sont tombés en panne, des débris ont obstrué des prises d'eau, etc. Ajoutées à plusieurs erreurs humaines, toutes ces fautes ont causées l'arrêt des systèmes de refroidissement de secours des réacteurs nucléaires, ce qui provoqua des fusions partielles des coeurs des réacteurs nucléaires puis d'important rejets radioactifs. Dans les premières semaines suivant le drame, 11 000 tonnes d'eau radioactive se sont écoulées directement dans les sous-sol de la centrale pour ensuite se mêler à la nappe phréatique ainsi qu'aux rivières passant sous la centrale pour finalement se déverser dans le Pacifique. Cette brèche n'a toujours pas été fermée à ce jour, avec ses 300 tonnes d'eau contaminées rejetées chaque jour dans l'océan Pacifique.
Cette situation encore catastrophique aujourd'hui n'est pas surprenante vu la lenteur qu'ont les autorités à agir convenablement et leur incroyable manque de rationalité en ce qui attrait à l'utilisation des centrales nucléaires. Les compagnies d'électricité nucléaire s'auto-proclament comme étant une bonne option sur le plan environnemental, car elle n'émettent pas de gaz à effets de serre ou de polluant dans l'air comme le charbon, les gaz naturels ainsi que le pétrole. Pourtant, l'impact qu'ont les déchets radioactifs sur l'environnement et surtout sur notre santé sont considérables. L'extraction de l'uranium demande des ressources énergétiques formidables ce qui signifie que l'énergie nucléaire est en vérité une source considérable d'émissions de gaz à effets de serre. Sans oublier que les déversements d'eau contaminée provenant de l'exploitation minière de l'uranium empoisonnent les pêcheries et menacent grandement la santé des communautés locales. Il y à bien pire, par exemple, le radium qui est un atome radioactif, est principalement présent dans les déchets radioactifs et il à besoin de 16 siècles pour perdre la moitié de sa radioactivité. Le radium est considéré comme un déchet à vie moyenne, alors que pour l'uranium qui à une vie longue, sa demi-vie est d'environ 4 milliard et demi d'années. Sans compter leur radioactivité interminable, le problème avec ces déchets radioactifs est qu'on ne peut pas les gérer ou les entreposer de manière sécuritaire. Par exemple, en 2000 le Canada avait accumulé 35 000 tonnes de déchets nucléaires hautement radioactifs sans aucun endroit pour les entreposer. Avec leur période radioactive de 25 000 ans, ses déchets nucléaires demeurent dangereux durant près de 250 000 ans, représentant des coûts ainsi que des risques énormes pour les générations futures.
Des problématiques nombreuses sur la sécurité entourent cette énergie malsaine, plus particulièrement lorsque les centrales commencent à prendre de l'âge, car elles émettent de plus en plus de radiations, ce qui augmente grandement les risques de cancer chez les travailleurs, leurs enfants, ainsi que toutes les personnes vivant dans les environs. Économiquement, l'énergie nucléaire n'est pas profitable du tout. Premièrement l'uranium utilisé qui n'est pas si cher pour l'instant, requiert une exploitation très complexe et la sécurité nécessaire à son utilisation augmentent considérablement le prix de cette énergie. Aussi, l'utilisation de plus en plus importante de l'uranium fait augmenter le prix de ce minerai qui n'existe qu'en quantité limité. Sans oublier les mesures de sécurité nécessaires dans une centrale tel que les parois en plomb qui posent des coûts très élevés. Aussi, la durée de construction d'une centrale est d'environ 10 ans, tandis que sa durée de fonctionnement est d'à peine 30 à 40 ans, et nécessite un coût énergétique et une grande quantité d'acier et de ciment. Et bien sur, afin de refroidir le réacteur la centrale à besoin de la présence d'une rivière ou d'un fleuve à proximité, l'eau qui en ressort est réchauffée, ce qui détruit la faune. Tout ces inconvénients à court et à long termes sont-ils un risque à prendre pour obtenir de l'électricité ? Au Québec, nous avons misé sur une énergie renouvelable et très écologique qui de plus est nationalisée, l'hydroélectricité. Hydro-Québec qui est le plus grand producteur d'hydroélectricité au monde, produit 98% de son énergie à partir de l'eau, une source d'énergie propre, renouvelable et fiable. Nous avons la chance d'avoir recours à cette source d'énergie car elle tire partit du vaste potentiel hydraulique du Québec. Il ne faut pas mettre de côté le fait que la seule centrale nucléaire du Québec, Gentilly-2 située à Bécancour, appartient à Hydro-Québec, mais cette dernière est en fermeture définitive depuis le 28 décembre 2012. En matière d'énergie, nous sommes un exemple à suivre. Lorsque nous prenons conscience de tout les inconvénients financiers et environnementales que crée l'énergie nucléaire, et avec toutes les catastrophes d'envergure tel que Tchernobyl et Fukushima, il est urgent que les autorités revoient leurs priorités.
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mardi 9 juillet 2013
Négligence criminelle à Lac-Mégantic, par Tristan Tremblay
Lac-Mégantic. Petite municipalité tranquille du Sud-est québécois. Dans la nuit de vendredi à samedi, le temps s’arrête. Un train de la Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA) dont les 73 wagons sont remplis de pétrole et autres substances inflammables explose en plein milieu de la ville. La journée suivante, le Québec entier est en deuil. Une catastrophe qui a peu d’équivalents dans l’histoire québécoise. Dès les premières analyses de la chronologie de la catastrophe, l’erreur humaine sera pointée du doigt. En effet, le conducteur aurait oublié d’activer les freins du véhicule, stationné en haut d’une pente de 13 kilomètres de profondeur qui mène au cœur de la ville. Ce matin, dans Le Soleil, on apprend que le PDG de la compagnie mère (Rail World) pointe du doigt les pompiers, qui auraient facilité l’incendie à coup d’erreurs logistiques.
Foutaise!
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| La catastrophe vue de l'espace, photo de la NASA |
Si demain matin, un corps est trouvé criblé de balles au centre ville de Montréal, et que les spécialistes en balistique de la police démontrent sans l’ombre d’un doute que les balles provenaient d’un fusil enregistré a votre nom, on vous arrêtera immédiatement pour vous interroger et subtiliser ce jouet dangereux de votre possession. Et la plupart des gens, incluant moi, trouvent ça tout à fait logique.
Comment se fait-il donc que le PDG de la MMA et celui de la Rail World ne soient pas en train d’être interrogés par la SQ et la GRC en ce moment même? Ils sont pourtant les propriétaires humains de ces compagnies, qui causent des morts.
Pas des dégâts environnementaux, même s’ils sont déjà assez graves lorsqu’ils surviennent. Des morts. Des dizaines de morts. Présentement la SQ n’en dénombre que 13, mais la cinquantaine de personnes manquant toujours à l’appel nous laisse facilement deviner la suite.
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| Edward Burckhardt |
Par-dessus tout ça, on apprend aujourd’hui qu’Edward Burckhardt, PDG de la Rail World, celui-là même qui refuse toute responsabilité en la mettant sur le dos des autorités locales est le père de la ‘’one-man crew’’, une doctrine visant à informatiser les systèmes des trains pour qu’un seul homme soit nécessaire pour les faire fonctionner. Tout ça, pour vouloir sauver de l'argent à une compagnie qui fait déjà des millions en profits annuellement. Vendredi soir, celui qui était responsable du train était assoupi dans un hôtel au moment de la tragédie. Doit-on le blâmer, comme feront probablement plus tard ses patrons? Non. Va-t-il s’en vouloir toute sa vie pour ce tragique incident? Bien sûr. Il ne m'est même pas nécessaire d'ajouter que la MMA est connue pour son lot d'accidents, partout ou ses trains sont en opération
Mais qui est vraiment à blâmer pour ces pertes de vies humaines? Les compagnies responsables, et leurs normes de sécurité ridicule. Comment peut-on possiblement laisser une bombe de cette ampleur à proximité d’une ville, en marche et sans surveillance? Les dirigeants de ces entreprises devraient passer le restant de leurs vies en prison pour négligence criminelle, mais à l’insignifiance de notre système judiciaire, il est plus probable qu’ils aient à verser le montant d’une amende qui n’équivaudra même pas à 10% de leurs profits annuels.
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